Les
enjeux mondiaux du combat contre les mines
Chiffres clés 2005
Handicap
International dénonce la baisse des crédits français
dans la lutte contre les mines
À
l’occasion de la sortie du 7ème rapport de l’Observatoire
des mines, « Landmine Monitor 2005 », Handicap International
souligne la baisse des crédits français dans un contexte
généralisé de hausse de l’aide des autres
pays engagés dans le processus du traité d’Ottawa.
L’association note par ailleurs que le nombre de victimes
ne diminue pas (15 000 à 20 000 par an) alors que l’utilisation
des mines dans le monde est en baisse.
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Deux
constats inquiétants
- État
des lieux 2005
- En savoir +
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presse
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LA
DIMINUTION SUBSTANTIELLE DES INVESTISSEMENTS FRANÇAIS
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Dans
un contexte de hausse généralisée
des investissements contre les mines, la France a drastiquement
diminué ses contributions, à l’image
d’autres pays comme l’Australie, le Canada,
la Belgique, l’ Australie, la Finlande, l’Allemagne,
la Grèce, l’Italie, la Suède ou le
Royaume-Uni).
Particulièrement inquiétante, car symbolisant le
désengagement de pays historiquement impliqués dans la
lutte anti-mines, cette baisse est largement compensée par les
investissements supplémentaires consentis par certains États
parties et par une augmentation du financement supplémentaires
national des pays touchés par les mines (Croatie, Bosnie- Herzégovine,
Mozambique, Éthiopie, Yémen).
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LA
DIMINUTION DE LA PART CONSACRÉE À L’ASSISTANCE
AUX VICTIMES
DANS LES INVESTISSEMENTS ANTI-MINES
Le
nombre de victimes reste important : une personne tuée
ou mutilée toutes les 30 minutes

Des besoins
accrus en matière d’assistance aux
victimes
Le nombre de blessés ne cesse de s’accroître
au fur et à mesure que de nouveaux accidents se produisent
:
aujourd’hui, on estime qu’entre 300 000 et 400 000
personnes ont besoin d’assistance (réadaptation,
mais également insertion sociale et économique).
Leurs besoins sont considérables. Les réponses
apportées sont largement insuffisantes et
inadaptées dans de très nombreux pays*.
* L’Observatoire des mines a recensé des
survivants de mines dans 97 pays et 8 régions. Dans le
Plan d’Actions
adopté à Nairobi en 2004, 24 États
parties étaient identifiés comme ayant un grand
nombre de victimes et donc comme prioritaires pour obtenir l’assistance
des autres pays.
Une diminution
de la part des budgets dédiée à l’assistance
aux victimes de mines
Alors
que la somme globale versée pour
l’action contre
les mines (déminage, programmes de prévention
des accidents par mines, assistance aux victimes…)
a
substantiellement augmenté en 2004 (339 millions
de dollars en 2003 contre 399 millions en 2004*), le
pourcentage consacré aux actions d’assistance
aux
victimes a diminué, confirmant une baisse tendancielle**
de ce type d’investissement.
*
Bien que partiellement attribuable à la chute
de la valeur du dollar américain,
cette augmentation est due à un accroissement des
contributions versées par
certains pays donateurs (Japon +29.8 millions, États-Unis
+15.9 millions, Pays
Bas +7.97 millions, Norvège + 5.76 millions…).
** À noter que certains pays ont augmenté les
fonds dédiés à l’assistance
aux
victimes (Australie, Autriche, Belgique, Canada, Finlande,
France, Japon, Afrique
du Sud, Suisse, États-Unis). |
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L’APPLICATION DU TRAITÉ D’OTTAWA
147 États parties (ayant ratifié le Traité)
7 États signataires (ont signé mais pas encore ratifié le
Traité)
En
2004, 4 pays ont adhéré au Traité : l’Éthiopie*
(17/12/04), le Bhoutan (18/08/05), la Lettonie
(1/07/05) et le Vanatu (16/09/05).
40 États
non parties dont 3 des 5 États membres
permanents du Conseil de sécurité de
l’ONU
(États-
Unis, Chine, Russie)**.
En
2004, de nombreux États non parties
au Traité ont présenté des
rapports volontaires sur les quantités
et le type de mines produites, transférées
et stockées, ainsi que sur la localisation
des zones minées (Sri Lanka, Bélarus, Cameroun, Lituanie,
Lettonie, Pologne et Ukraine).
La Russie a également fait connaître, pour la première
fois, la quantité de mines stockées
sur son
territoire.
* Pays pollué par les mines et où, jusqu’à une période
récente, l’utilisation de mines était importante.
*** La plupart des pays du Moyen-Orient, des anciennes républiques
soviétiques et plusieurs États d’Asie refusent
toujours d’adhérer au
Traité.

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EN
2005, LE STOCKAGE, LA PRODUCTION ET L’UTILISATION
DES MINES RESTENT D’ACTUALITÉ
180
millions de mines encore stockées
dans le monde…

400
000 mines antipersonnel provenant
de stocks ont été détruites
par les États
parties entre
mai 2004 et mai 2005. 7 États parties
ont ainsi achevé
la destruction de leurs stocks (Algérie,
Bangladesh, Colombie, Mauritanie, Tanzanie, Uruguay
et
Zambie) rejoignant les 63 États ayant
déjà achevé la
leur. Six ans
après l’entrée en vigueur
du Traité d’Ottawa, les stocks
détenus par les pays parties sont encore
trop importants (20 millions), malgré les
38,3 millions de mines déjà détruites.
13 États
produisent encore des mines

L’Égypte
et l’Irak ont
officiellement informé la communauté internationale
de l’arrêt de la
production de mines antipersonnel : l’Égypte
a déclaré lors de la Conférence
de Nairobi qu’un
moratoire était imposé sur la
production de mines et l’Irak a confirmé que
ses installations de production ont été détruites
en 2003.
*
Birmanie, Chine, Cuba, Inde, Iran, Corée du Nord, Corée du
Sud, Népal, Pakistan, Russie, Singapour, États-Unis
et Vietnam
4 États et de nombreuses
factions armées continuent à utiliser
des mines
Outre
le Myanmar (Birmanie), le Népal,
la Russie et la Géorgie (qui nie ces
allégations), des
mines antipersonnel ont été largement
utilisées par des groupes d’opposition
dans au moins 17
pays (Birmanie, Burundi, Colombie, Géorgie,
Inde, Irak, Népal, Pakistan, Philippines,
Russie*,
Somalie, Turquie, Ouganda, Afghanistan, Égypte,
Sri Lanka, Yémen).
*
Y compris la Tchétchénie, le
Daguestan et l’Ossétie du Nord
AVANCÉES
DE LA LUTTE ANTI-MINES
135
km2 déminés dans 37 pays
et régions et 170 km2 dépollués
d’engins non explosés.
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Soit 0,15% des 200 000 km2 suspectés
d’être pollués (soit un
peu moins de la moitié de
la surface de la France)
- Au total, 140 000 mines antipersonnel ont été détruites,
50 000 mines antichars et 3 millions
d’engins non explosés
Des
programmes de prévention
des risques d’accidents par mines conduits
dans 65 pays.
-
15 nouveaux pays par rapport à 2003
- Au total en 2004, 6,25 millions de personnes
ont été sensibilisées
aux risques d’accidents par
mines et engins non explosés. |
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Téléchargement de la synthèse
du Landmine Monitor 2005
Téléchargement
des cartes de situation 2005 :
- Les États et le Traité
d’Ottawa
- L’utilisation de mines antipersonnel
- La production de mines antipersonnel dans le monde
- Les stocks de mines antipersonnel dans le monde
- Les pays pollués
- La destruction de mines dans les zones minées |