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RAZ-DE-MARÉE EN ASIE DU SUD :
« Les mines antipersonnel au Sri Lanka
ne constituent pas un obstacle
aux opérations de secours »

Lyon, le 28 décembre 2004. Après vérification auprès de son équipe et d’autres acteurs de terrain, Handicap International confirme que les mines antipersonnel ne devraient pas perturber l’arrivée des secours sur les zones touchées par la catastrophe. Présente depuis plusieurs années au Sri Lanka, dans une région pauvre et particulièrement affectée par le raz-de-marée, l’association poursuit son travail depuis dimanche auprès des victimes. Elle renforce son dispositif pour aider les blessés et secourir les villages de pêcheurs dévastés, et renouvelle son appel à la générosité.

Selon certaines informations, le tsunami aurait déplacé les mines antipersonnel présentes au Sri Lanka, ce qui pourrait perturber le bon acheminement de l’aide internationale. Le questionnement sur le risque lié à la présence de mines est légitime dans un pays où, selon les chiffres de l’Observatoire des Mines, 1,5 millions de mines antipersonnel ont été utilisées par les belligérants jusqu’en 2002. Plus de 3 000 zones dangereuses ont été répertoriées et localisées sur tout le territoire, principalement des zones agricoles. Les mines ont fait 142 victimes en 2002, 93 en 2003, et 33 pour le premier semestre 2004. Un total de 958 victimes civiles a été enregistré depuis 1999. Le Sri Lanka bénéficie d’un important dispositif national et international dédié au déminage.

Le problème posé par le déplacement des mines antipersonnel est circonscrit géographiquement. Il est localisé essentiellement à proximité de la ligne de démarcation (entre les territoires contrôlés par les Tamouls et les troupes gouvernementales), mais uniquement pour la portion située à proximité des côtes. Le risque peut exister également pour des camps militaires et des check-points situés prés du littoral, qui sont habituellement « sécurisés » par un cordon de mines. Enfin, dans un nombre limité de cas, des plages d’intérêt stratégique (pour interdire un accès par la mer), peu peuplées, ont certainement vu leur schéma de minage complètement modifié par les flots.

Selon le chef des opérations de NPA (Norwegians Peoples Aid), l’une des principales ONG de déminage au Sri Lanka, contacté ce matin par Handicap International, les différents acteurs mettent sur pied des équipes d’analyse d’impact du raz de marée sur les zones minées. Les équipes seront déployées dès demain, directement vers les zones où le danger était connu et marqué.

L’équipe Handicap International à Batticaloa, sur la côte est, confirme que la route Batticaloa/Ampara, coupée par la catastrophe, avait été déminée. Sur les nouveaux itinéraires, des précautions particulières doivent donc être prises par les sauveteurs pour ne pas s’éloigner des axes routiers sécurisés. Toutefois, les acteurs sur place considèrent que le risque est minime et ne doit pas faire obstacle aux opérations de secours, déployés principalement dans les zones habitées du littoral.

Contacts presse :
Sophie Couturier - tél. : 01 43 14 87 02 – scouturier@handicap-international.org
Sabrina Montanvert – tél. : 04 72 76 12 69 – smontanvert@handicap-international.org

 

 
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