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Lancée
en 1992 par six ONG dont Handicap International, la Campagne
Internationale pour Interdire les Mines regroupe aujourd'hui
plus de 1 400 organisations, originaires de 91 pays.
Elle est coordonnée par un comité de 13 ONG*.
Prix
Nobel de la paix en 1997, la Campagne a contribué à
d'extraordinaires avancées en moins de six ans, et
notamment la signature par 123 Etats, en décembre 1997,
de la Convention sur l'interdiction
de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert
des mines antipersonnel et sur leur destruction.
La
Convention est entrée en vigueur le 1er mars 1999 et
est aujourd'hui signée par 150
Etats et ratifiée
par 139 d'entre eux.
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A
la suite de la conférence qui a rassemblé en septembre
2002 les Etats parties à la Convention pour dresser un
bilan de son application, la Campagne Internationale a réaffirmé
ses objectifs, qui se déclinent autour de trois axes.
1)
Universalisation
de la Convention à travers des efforts
accentués sur certains pays, dont les Etats-Unis,
certains Etats d'Afrique du Nord et du Proche-Orient.
Mise en application et respect de la Convention par
les Etats parties, en ce qui concerne notamment la destruction
des stocks, l'adoption de législations nationales
d'interdiction des mines, l'obligation de rapport sur
la mise en uvre de la Convention (article 7), ainsi
que la ratification la plus rapide possible par tous
les Etats signataires**.
2)
Assistance aux victimes.
Dans le domaine de l'assistance aux victimes, la Campagne
continue de plaider pour :
- une définition large de l'assistance aux victimes,
des soins hospitaliers aux programmes de réinsertion
économique et sociale ;
- une augmentation des ressources disponibles.
Elle demande également qu'une réflexion soit
menée au niveau international, sur les droits des victimes
et sur les réparations auxquelles elles peuvent prétendre.
3)
Action contre les mines. Dans
le domaine de l'action contre les mines, la Campagne
exige non seulement une augmentation des fonds disponibles,
mais surtout une meilleure coordination entre les différents
acteurs pour une utilisation optimale des ressources au niveau
local.
La
Campagne Internationale a également créé
l'Observatoire des mines,
vaste réseau d'information issu de la société
civile, visant à surveiller la mise en uvre de
la Convention et à observer l'évolution des
problèmes liés à la présence des
mines dans les pays affectés, ainsi que les solutions
apportées par la communauté internationale.
*
Action Mines Canada, Association to Aid Refugees (Japon),
Campagne Afghane pour Interdire les Mines, Campagne Allemande,
Campagne Cambodgienne, Campagne Colombienne, Campagne Sud-Africaine,
Coalition Kenyane contre les Mines, Handicap International,
Human Rights Watch (Etats-Unis), Landmine Survivors Network
(Etats-Unis), Lutheran World Federation (Etats-Unis) et Norwegian
People's Aid (Norvège).
**
Jusqu'à l'entrée en vigueur du Traité,
le 1er mars 1999, le processus d'adhésion s'effectuait
en deux étapes : la signature, qui témoignait
de l'engagement d'un Etat, précédait le dépôt
des instruments de ratification auprès des Nations
unies, ce qui permettait au pays d'accéder au statut
d'Etat partie. Aujourd'hui, l'adhésion est directe
par le dépôt des instruments d'adhésion
au Traité.
Pour
en savoir plus
-
les outils de la Campagne
-
le site officiel de la Campagne Internationale pour Interdire
les Mines : www.icbl.org
-
le site de la Campagne Américaine pour Interdire les
Mines (USCBL) : www.banminesusa.org
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