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Déminage
| Parallèlement
à l’action médicosociale, Handicap International met en place
et supervise des programmes de prévention des accidents par
mines et de déminage. |
Le
déminage est un terme générique qui recouvre des opérations
successives :
- vérification des zones suspectées d'être minées
;
- délimitation et enregistrement des zones effectivement
minées ;
- marquage de ces zones ;
- détection, localisation, identification et destruction
des mines.
Réalisé
dans un contexte de guerre pour servir une action offensive,
le déminage militaire vise exclusivement
à ouvrir une brèche ou un itinéraire dans un champ de
mines, afin d'atteindre un objectif ou de permettre le
passage d’une unité de combat ou logistique. Ce type de
déminage nécessite une extrême rapidité et ne constitue
donc qu’une dépollution limitée au minimum nécessaire.
Le déminage civil, lui, vise à dépolluer
en totalité des zones ou des infrastructures, pour permettre
la vie des communautés, la réinstallation des populations
déplacées et la reprise des activités économiques et sociales.Ce
type de déminage se réalise dans un contexte postconflits,
afin de servir des activités de reconstruction, avec l'objectif
d'obtenir un taux de destruction des mines de 100 %.
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Les
différentes catégories de déminage civil
1.
Déminage structurel
Mis
en œuvre dès la fin des combats, il conditionne le redémarrage économique
du pays. Il est souvent entrepris pendant les toutes premières phases
du retour à la paix, dans le cadre d’opération des Nations unies.
Il est caractérisé par une rapidité de mise en œuvre et par un cahier
des charges technique et géographique précis, et est souvent limité
à des objectifs d’intérêt national.
Les
opérations menées par les Casques bleus au Cambodge, en Angola,
en Bosnie, constituent des exemples récents du déminage structurel.
2.
Déminage lié à des programmes de développement économique prioritaires
Les
délais sont plus longs, mais le cadre reste bien déterminé. Sociétés
privées ou ONG spécialisées peuvent être financées par des agences
des Nations unies, par des bailleurs bilatéraux, voire par des investisseurs
privés.
Le
déminage des temples d’Angkor au Cambodge, d’une ligne électrique
au Mozambique ou d'un système d’adduction d’eau à Sarajevo entre
dans cette catégorie.
3.
Déminage de proximité
Ce
concept prend en compte l’ensemble des actions contre les mines
sur des sites communautaires de dimensions réduites, le plus souvent
ruraux, en établissant les priorités de déminage selon des critères
qui regroupent les aspects socioéconomiques et la menace que font
peser les mines sur les populations.
Il s'agit de former des équipes de démineurs qui resteront longtemps
au service des populations. La pérennité de l’action est prioritaire
sur la rapidité. Ce type de déminage doit être conçu d’une façon
globale, et non comme un geste technique isolé.
Sur
le plan technique, le déminage manuel demeure, malgré sa lenteur,
le moyen le plus sûr. Son taux de détection de mines est élevé et
correspond aux objectifs que se fixe le déminage civil de proximité.
Il s’adapte à tous les terrains et n’affecte pas l’environnement.
| L’ampleur
et la nature de la pollution par mines appellent un traitement
de longue durée, notamment dans les pays pauvres. Par conséquent,
le développement des capacités locales de lutte contre les
mines est la seule réponse pour une action à long terme. |
Handicap
International fournit un soutien structurel aux organismes
locaux chargés de l’action contre les mines, dans les
domaines suivants :
- organisation des fonctions logistiques, administratives
et financières ;
- collecte, traitement, analyse et représentation cartographique
des informations concernant la pollution par mines, l’avancement
et la portée des activités de déminage ;
- optimisation des procédures opérationnelles de vérification
et de marquage des zones minées ;
- création d’unités locales de déminage ;
- coordination des programmes de prévention des accidents
par mines.
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