La Campagne Internationale ICBL
L'Observatoire des mines
L'Observatoire
des mines constitue un réseau d'information unique
et sans précédent, basé sur la société
civile, avec pour objectif d'observer et de renseigner systématiquement
sur le respect du Traité
d'interdiction des mines de 1997 et sur la réponse
humanitaire apportée au problème des mines.
L'initiative a été concrétisée
en juin 1998 par la Campagne Internationale
pour Interdire les Mines. L'Observatoire des mines
est coordonné par un groupe de pilotage composé
de cinq organisations non gouvernementales.
La
collecte et l'analyse de données relatives aux mines
antipersonnel ont pour objectif d'évaluer les progrès
d'ensemble de la communauté internationale dans l'éradication
de cette arme insidieuse et, ce faisant, de protéger
les vies de ceux qui vivent dans les zones minées.
Ces travaux de l'Observatoire des mines viennent en complément
des rapports que doivent remettre les Etats parties en vertu
de l'article 7 du Traité d'interdiction des mines.
L'Observatoire
des mines et le rapport annuel visent à promouvoir
et à encourager les échanges de vues sur des
questions relatives aux mines, et à demander les
éclaircissements nécessaires pour la bonne
marche du processus vers un monde sans mines. Il travaille
de façon désintéressée pour
fournir des informations factuelles afin d'en faire profiter
la communauté internationale dans son ensemble. Il
cherche à se montrer critique mais également
constructif dans son analyse.
Les
rapports annuels de l'Observatoire des mines sont publiés
lors des conférences annuelles des Etats Parties
au Traité d'interdiction des mines. Le premier rapport
de 1 100 pages, Rapport 1999 de l'Observatoire des mines
: Vers un monde sans mines, a été publié
à l'occasion de la Première Conférence
des Etats Parties à Maputo en mai 1999. Le cinquième
rapport sera publié le 9 septembre prochain. Chaque
année le rapport annuel est largement salué
comme un document de référence essentiel tant
par les pays signataires et non-signataires du traité
que par les média, les acteurs de l'action contre
les mines et les autres ONG.